JANNIN Stéphanie

Architecte DPLG de l’Ecole d’Architecture de Paris Belleville en 2004, elle est Maître de Conférence associée dans le champs TPCAU à l’Ecole Nationale d’Architecture de Montpellier et Membre de la Commission de la Recherche.
De 2004 à 2011, elle est collaboratrice de l’Agence BPA à Montpellier où elle travaillera sur la conception de divers équipements publics ou programmes de logements collectifs pour se spécialiser dans le projet urbain. Dans ce cadre elle sera notamment en charge de la Rénovation urbaine d’un quartier de 7Ha, dit prioritaire, dans le cadre du programme ANRU, tant sur les missions d’Architecte en chef que de Maîtrise d’œuvre des Espaces Publics.
De 2011 à 2014 elle est collaboratrice de l’agence Nicolas Lebunetel à Montpellier où elle travaillera aux diverses échelles de l’aménagement, des réflexions territoriales à la Maîtrise d’œuvre d’Espaces publics Elle sera chargée par exemple du Projet Urbain de Développement Durable d’une Ville patrimoniale du littoral gardois (500Ha), de la stratégie territoriale d’une Commune péri-urbaine de l’Hérault (400Ha), de la conception, de la coordination et de la Maîtrise d’œuvre des Espaces Publics d’un Ecoquartier dans l’Hérault (8Ha) ou encore du plan de réinvestissement urbain d’une zone commerciale d’entrée de Ville (104Ha).
Depuis 2014 elle est adjointe au Maire de Montpellier et Vice-Présidente de la Métropole Montpellier3M. De 2014 à 2017, au titre de ses mandats, elle est en charge de l’Aménagement Durable et de l’Urbanisme, puis depuis 2017 en charge de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité. Elle est depuis 2014 Vice-Présidente de l’Etablissement Public Foncier d’Occitanie (précédemment Etablissement Public Foncier du Languedoc Roussillon).

Engagée dans une démarche de doctorat, elle travaille sur les conditions de renouvellement de la Ville Africaine au XXIème siècle. Le point de départ de cette réflexion croise plusieurs données contemporaines : l’urgence du défi climatique, la croissance urbaine dans le monde en général et en Afrique en particulier qui devrait compter plus de 1,2 Milliards de citadins en 2050 et enfin la nécessité, pour endiguer la crise migratoire, d’une vision prospective des relations Nord/Sud autour d’un axe de coopération entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe, sur la question de la Ville durable. Son travail interroge la stratégie territoriale comme outil contemporain de réflexion et de mise en projet des territoires urbains africains, outil à la fois durable et adaptable, intégrant les caractéristiques naturelles intrinsèques du territoire.
Cette réflexion s’intéresse particulièrement au passage des stratégies territoriales aux mécanismes opérationnels et fonciers qui font l’habitat dans le contexte du défi climatique.
La stratégie territoriale pourra être considérée comme une méthode de mise en projet, permettant à ce dernier de côtoyer les limites d’autres disciplines comme la géographie, la sociologie ou l’ingénierie et assurant des mises en action, à court, moyen et long terme, en respect d’une trajectoire tracée. Dans un principe de réalité face au temps long du projet urbain, la stratégie territoriale pourra aussi être considérée comme « ré-appropriable » par les gouvernances et acteurs successifs.
Dans ce contexte elle peut apparaître comme un outil de production de la Ville en général et de l’habitat en particulier, plus efficace que ne l’ont été les « plans de Ville » importés en Afrique par les Occidentaux au fil des époques, qui sont observés comme en décalage avec les réalités économiques, foncières et démographiques, tout en ne s’appuyant pas sur les modes de vies spécifiques.
Ce travail de recherche mêle théorie et pratique, en s’appuyant sur des recherches personnelles, la comparaison des processus décisionnaires et opérationnels de plusieurs Villes choisies au regard de leur construction politique et pour lesquelles des partenariats locaux sont créés ainsi que la mise en réseau d’un groupe multi-acteurs d’experts en Architecture et Urbanisme d’Europe, de Méditerranée et d’Afrique, dont l’objectif est de faire émerger l’identification du ou des modèles africains, tant du point de vue des modes de vie que des logiques foncières ou des modes de gouvernance qui « fabriquent » la Ville.
Les processus de développement de la Ville informelle, en tant que phénomène urbain, seront au cœur de la réflexion, puisqu’elle est aujourd’hui quantitativement le premier mode de production de la Ville. La définition même de la Ville informelle sera à explorer, informelle car non autorisée ? informelle car sans données d’analyse fiable ? informelle car dépourvue d’action collective ? …
L’analyse par photo satellite sera explorée dans sa capacité à offrir le seul outil viable de compréhension des spécificités spatiales, des domanialités, des limites et transition, des densités, des types de sol et le cas échéant des modèles typologiques d’habitat.
Cet outil de compréhension permettra t il de mettre en avant des qualités spatiales propres sur lesquelles s’appuyer et de poser des conditions de renouvellement urbain soutenables ?

Cette problématique contemporaine est au cœur des axes de recherche du HitLab :
  • Habiter car l’enjeu traite bien les conditions d’habitat de plus d’un milliard de personnes en 2050.
  • Innover car plusieurs phénomènes interagissent pour créer une situation complexe :

D’une part une urgence climatique, une démesure démographique et des contextes politiques variés qui entrainent des objectifs, des réflexions et des mises en œuvre à plusieurs vitesses ;
D’autre part des ressources non exploitées ou mal exploitées inestimables et une question qui se pose à l’ère du numérique, de la smart city et de l’intelligence artificielle capables de résoudre ou de poser différemment un certain nombre de points.
Dès lors, seuls des modèles de production innovants pourront amener des réponses qualitatives et quantitatives.
  • Transformer car l’Afrique doit transformer les modèles de Ville qui lui ont été imposés à travers les siècles, renouer avec ce qui constitue son identité propre et inventer une nouvelle manière de produire la Ville qui lui sera spécifique.





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